Varanasi: le ville Sainte

Publié le par guillaume

Troisième WE : on part pour Vârânasî. Avant toutes choses, il faut savoir quelques petites choses sur cette ville unique au monde.

Vârânasî (anciennement Bénarès) est l’une des plus vieilles villes du monde et c’est aussi l'une des sept villes saintes de l'hindouisme : on pourrait la comparer à la Mecque ou au Vatican pour l’hindouisme. Son nom actuel vient de deux rivières, la Varuna et l'Assi affluents du Gange. Par le passé la ville s'est appelée Kashi et Bénarès. Le Gange qui symbolise les cheveux de Shiva a une fonction purificatrice.

Se baigner dans le Gange à Vârânasî est censé purifier de tous les péchés et se faire incinérer à Vârânasî,
permet de se libérer du cycle des réincarnations. Elle dégage une atmosphère tout à fait particulière tellement la vie et la mort se côtoient à chaque coin de rues.
Les ghâts sont les marches qui plongent dans le fleuve et qui servent aux bains rituels des hindous. Certains ghâts sont réservés à la crémation des morts. Il y a une centaine de ghâts le long du Gange. Les pèlerins accomplissent le Panchatirthi Yatra qui consiste à aller se baigner dans cinq ghâts dans un ordre bien précis.
Aujourd'hui la ville est aussi connue pour sa soie et ses saris.


Départ Vendredi soir à 0H00 à la gare de Kânpur : pour Damien, Maxime et moi c’est notre première véritable excursion mais nous sommes accompagnés de trois autres français, de deux américains et d’un indien qui ont plus l’habitude de ce genre d’excursion.


On passe la nuit dans le train couchette climatisé : on arrive vers 5h30 à Vârânasî. On prend un taxi vers le centre ville. Là à moitié réveillés ou à moitié endormis c’est comme on voudra, on attend que notre ami l’indien négocie pour nous le prix des chambres. On est logé au bord du Gange dans un petit hôtel.


Anecdote : sur les toits des hôtels près du Gange vivent des singes. Il est conseillé aux touristes de fermer les fenêtres car sinon  il n’est pas rare de devoir accueillir une famille de singe dans sa chambre.


Une fois installé on fait deux groupes : ceux qui restent à l’hôtel et ceux qui vont faire un tour dans la ville. Nous voila parti dans la ville. Cela ne ressemble pas aux villes indiennes classiques : il y a plein de toutes petites ruesoù même un vélo aurait du mal à passer, plein de commerce et une certaine effervescence autour du Gange tout au long de la journée.


Il faut savoir qu’à proprement parlé, il n’y a pas grand-chose à voir à Vârânasî : c’est un tout, une ambiance.

Ainsi le samedi nous  avons arpenté les rues du Chowk : c’est le vieux quartier qui longe les ghâts. Nous avons fait du marchandage pour de la soie : il faut noter que les négociations se font souvent autour d’un thé ou d’une boisson offert par le commerçant. On a du faire une demi-douzaine de marchand de soie : ils nous disaient tous qu’ils connaissaient Catherine DENEUVE pour nous attirer dans leur boutique. En effet ils ont tous une photo avec elle : elle a du venir il y a longtemps et faire le tour des commerçants.


Il y a une deuxième composante à ses rues : elles sont remplies de vaches. Il y en a partout : assises, allongées au milieu de la route. Vârânasî est considéré comme « la cité des vaches » : il existe même une maison de retraite pour vache qui évite l’abattage aux animaux improductifs. Ainsi en voyant la pauvreté à Vârânasî on se dit presque qu’elle vaut mieux être une vache plutôt qu’un être humain.

 

On a visité plusieurs temple dont le Golden temple : étant non hindoue on n’avait pas trop le droit de rentrer à l’intérieur du temple, on voyait donc tout de loin. On a fait faire une prière quand même pour veiller sur notre famille…



 
L’après midi on a assisté bien malgré nous à une chose qui restera dans notre mémoire pendant très longtemps : la crémation de plusieurs corps. On nous raconte que lorsqu’une personne décède, elle est enveloppé dans un drap doré et est porté en cortège au lieu de crémation. Là sur une grande place plusieurs buchés sont allumé : on place chaque corps dans les braises brûlantes.


C’est un spectacle assez spécial : voir des corps brûles, sentir l’odeur de cochon grillé et parfois voir un membre sortir du feu, on a mis à peu près une heure à sans remettre. Les corps brûlent la journée entière puis leurs cendres sont dispersées dans la Gange.


Dans la soirée nous avons quitté la vieille ville et nous nous sommes enfoncé dans la ville : nous avons assisté à un atelier de confection de sari : ils tendent deux grands fils de soie et tissent l’ensemble en se mettant face à face. On a mangé en ville avec des petits indiens que nous avions rencontrés dans la journée.

On est rentré en rickshaw à l’hôtel avec au passage le plus gros bordel de véhicules que j’ai jamais vu : des voitures dans tous les sens avec des vélos qui essaient de passer et ça clacksonne dans tout les sens. On galère un peu pour retrouver notre hôtel : on ne traîne pas, on va vite se coucher. En effet on se lève tôt (5h) pour un bateau sur le Gange.

 

Après une nuit courte, on se retrouve sur les bords du Gange : la ville dort encore même si certains commerces commencent déjà à s’agiter. On embarque sur un bateau pour environ deux heures de ballade. On arrive à voir la ville sous un autre angle et surtout on assiste aux ablutions dans le Gange car en effet elles se font à la lever du Soleil. Les fidèles envahissent les Ghats et descendent dans le Gange : la tradition veut qu’ils doivent se baigner en cinq endroits différents, qu’il prononce « le mantra sacré », s’immerge trois fois de suite et boive une gorgée de l’eau du Gange dans sa main.

A ca on doit ajouter que malgré tout le Gange reste le fleuve le plus pollué du monde : ainsi l’auteur anglais Mark TWAIN aurait déclaré « Aucun microbe qui se respecte ne saurait vivre dans une eau pareille ».
 

L’après midi nous avons un peu quitté Vârânasî pour nous rendre à Sarnath : c’est un petit village tranquille qui abrite un site archéologique à 10 km de la ville sainte.  On peut dire qu’il n’y a pas beaucoup de monde ici : c’est plutôt calme et cela repose un peu après les 36 heures précédentes qui ont été éprouvantes.



On reste donc toute l’après midi dans ce havre de paix.

On a également visité d'autres petits temples: il doit y en avoir plus d'une dizaine.

C’est bientôt l’heure du départ : notre train est à 19h15. Avant d’aller à la gare l’indien qui nous accompagne nous emmène chez sa famille boire un thé. Ensuite il nous accompagne à la gare : en route vers Kânpur. On devait arriver vers 0h30, en fait on arrivera que vers 4h30 du matin.

On est crevé : on se couche avec plein de souvenirs et d’expérience qui parcourent notre esprit. Demain une nouvelle semaine commence.

 

 

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O
Excellent information and facts. Only real difficulty I was basically receiving was viewing the pics. No idea exactly why.
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